Se perdre en pleine nature dans le Parc Naturel de Los Alcornocales

Le Parc Naturel de Los Alcornocales s’étant au sud de l’Andalousie, à l’ouest de la Costa del Sol, et constitue un cadre parfait pour des excursions en pleine nature. Pour les amateurs de faune et de flore, Los Alcornocales vous réserve des paysages magnifiques et des options de visites et d’activités variées.

Les coups de soleil commencent à brûler un peu trop ? Faites une pause de la plage et partez à la découverte de ce magnifique Parc pour une merveilleuse journée en pleine nature.

Situation du Parc

Le Parc Naturel de los Alcornocales s’étend sur 170.000 ha de terrain, à cheval entre les provinces de Cadix et Malaga. Le parc forme un ensemble de petites chaînes de montagnes où prédominent des terres sablonneuses, à l’inverse de la Sierra de Grazalema, située au nord d’Alcornocales, où ce sont des terres calcaires qui sont prédominantes. Le parc, qui s’étend jusqu’au détroit de Gibraltar, est l’une des zones protégées les plus importantes d’Andalousie et le troisième en ce qui concerne ses dimensions.

Site important pour le tourisme écologique, rural et éducatif grâce à ses curiosités archéologiques, culturelles, historiques et monumentales, le parc combine la protection des chênes-lièges avec l’extraction du liège, la chasse et l’élevage.

Les principales valeurs écologiques du parc sont au nombre de trois : la beauté de ses paysages marqués par la succession des chaînes de montagne et de vallées ; l’incroyable richesse de sa faune et de sa flore ; le fait qu’il abrite la plus grande forêt de chênes-lièges de toute la Péninsule Ibérique, et l’une des plus importantes au monde puisque les espèces de ce parc naturel sont parmi les mieux conservées.

Flore

Entre la Sierra de Grazalema et la pointe de Tarifa, se dressent plusieurs sierras d’altitude moyenne (allant de quelques centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer dans les environs de Tarifa à 1091 m au sommet de l’Aljibe), abritant la plus grande formation forêt de chênes-lièges de toute la Péninsule Ibérique, d’où son surnom de « royaume du chêne-liège ». En effet, le chêne-liège, en association avec le chêne du Portugal ou « quejigo », forme de précieuses forêts qu’il partage avec d’autres espèces comme le rhododendron, l’olivier sauvage, le frêne, le caroubier et le palmier nain. Les chênes-lièges que comprend le Parc sont parmi plus grands du monde.

Le Parc offre également des forêts de chênes rouvres, d’oliviers sauvages, de chênes verts et de caroubiers, ainsi que des forêts et bois fluviaux d’alisiers et de frênes. Le Psilotum nudum, un vrai trésor botanique unique dans notre hémisphère, est la plus remarquable des fougères. On y trouve aussi des palmistes, ormes, salsepareilles, peupliers blancs, bruyères, arbousiers et myrtes.

Le véritable protagoniste botanique de l’espace naturel est la laurisylve qui se développe dans les « canutos » (ravins étroits), une forêt subtropicale ancrée dans le temps. Les aulnes qui occupent les bords du « canuto » empêchent la lumière de pénétrer au fond du ravin, où l’humidité crée des masses singulières de rhododendrons, lauriers, noisetiers, laurier-tin, aulnes, houx et fougères peu communes sous ces latitudes. Même s’il s’agit d’un territoire peu accidenté, cette zone méridionale forme un paysage absolument unique en Europe et abrite les vestiges d’une végétation datant du tertiaire.

Cette flore constitue l’un des exemples les plus vastes et caractéristiques de la forêt méditerranéenne primitive.

Faune

La faune y est également très variée, avec près de 250 espèces de vertébrés, dont de nombreux mammifères (la mangouste, le chevreuil, la genette, la loutre, le chat sauvage, le cerf, le sanglier, etc.). La proximité du Détroit explique la présence de nombreux oiseaux, et en effet, jusqu’à 18 sortes de rapaces et un grand nombre de petits oiseaux sillonnent le ciel ou habitent les ravins. Mais le parc est surtout un paradis pour les rapaces : on y trouve l’une des concentrations les plus grandes de vautours, de grands ducs, faucons, alimoches, autours et éperviers, et de certains aigles, comme le pygargue, pattu, impérial et royal.

Les granivores qu’on y trouve sont le rouge-gorge et la sittelle; les insectivores sont le rossignol, le guêpier, l’hirondelle et le martinet. Les merles aquatiques et les martins pêcheurs habitent dans les vallées fluviales du parc. Il s’agit en outre d’une zone de migrations dans laquelle confluent des centaines de millier d’oiseaux européens.

Les cerfs et les chevreuils les plus méridionaux du continent forment la population de mammifères ongulés. Entre les déprédateurs il y a des renards, cerfs, sangliers, genettes, blaireaux, loutres, putois, belettes, chats sauvages et la plus grande colonie de mangoustes d’Espagne.

Les amphibiens et les reptiles, la moitié de ceux qui habitent la Péninsule Ibérique, et 11 types de chauve-souris cachés dans les grottes, sont également très nombreux. Tandis que la loutre sillonne les eaux des « canuto », pendant que le merle, le martin-pêcheur et un grand nombre de libellules et de trichoptères les survolent, témoignant de la qualité des cours d’eau comme l’Hozgarganta.

Que faire

Les disparités du relief sont à l’origine même de la variété des activités qu’offre cet espace naturel : alpinisme (Picacho et Aljibe), descente de ravins (gorges de la Garganta), spéléologie (Ramblazo-Motilla) ou sentiers de randonnée, aussi bien à pied qu’en vélo ou à cheval (routes de La Almoraima), dont un grand nombre emprunte de vieilles voies et chemins pavés, ne sont que quelques exemples de cette diversité. Les eaux du lac de Barbate permettent de naviguer et d’observer les oiseaux en hivernage ou pendant les migrations. La cueillette des champignons a également un caractère saisonnier. Elle a lieu en automne et Jimena de la Frontera en est un haut lieu.

Informations culturelles

Château de Castellar

L’offre culturelle n’a rien à envier à l’offre sportive et naturelle. Les enclaves comme le Château de Castellar, refuge d’artisans et de bohémiens, ou celui de Jimena, la ville médiévale de Medina Sidonia, les villages blancs de la région, l’art rupestre de Benalup, Los Barrios et Jimena de la Frontera, ou l’Usine Royale d’Artillerie de cette dernière localité ne sont que quelques exemples du patrimoine monumental exceptionnel qu’abritent ces sierras.

La culture et les traditions associées à l’extraction du liège, qui est réalisée tous les neuf ans, sont également dignes d’intérêt. De fait, 30 % de la production nationale de liège provient de cet espace naturel.

Renseignements sur les visites

Le parc est traversé par un réseau de sentiers balisés et 12 chemins agricoles. Voici les villages à partir desquels vous pourrez consulter les centres d’information.

Alcalá de los Gazules

Ce point d’information, qui propose des renseignements touristiques sur le village, occupe une construction singulière qui abritait jadis le haras des étalons de la cavalerie de l’armée espagnole.

Castillo de Castellar

Cette fortification se dresse au cœur d’un site d’une beauté extraordinaire dominé par les vallées du Guadarranque et du Guadiaro. Le point d’information jouxte le Castillo de Castellar.

Il décrit les importantes forêts du parc naturel de Los Alcornocales, refuge naturel de grands herbivores sauvages (cerfs, chevreuils et sangliers).

Cortes de la Frontera

Le centre de visiteurs de cette belle commune de la région de Ronda est devenu une porte d’accès aux parcs naturels des Alcornocales, de la Sierra de Grazalema et de la Sierra des Nieves.

Cette installation propose aux visiteurs de découvrir ses paysages, sa nature, son histoire et ses habitants, pour savoir apprécier la richesse qu’ils renferment.

El Aljibe

Le massif montagneux d’El Aljibe se trouve en plein cœur du Parc Naturel des Alcornocales, et le centre de visiteurs est installé dans la commune de référence de la région, Alcalá de Los Gazules, partagée entre la campagne et la montagne.

Ses installations exposent les singularités et les trésors de ce territoire de la province de Cadix. Entre autres aspects, il raconte comment les caractéristiques des montagnes et de la campagne ne dépendent pas uniquement des conditions environnementales, mais aussi des interventions humaines survenues au fil du temps. Une autre salle présente les particularités écologiques et du paysage de la campagne et des forêts. Ce parcours souligne les caractéristiques des bois, leur faune, les ressources que l’environnement offre à l’homme et les installations touristiques actuelles.